Chine : la course aux médailles


Pour bâtir une délégation victorieuse, les dirigeants chinois n’hésitent pas à dépasser les limites quant au traitement de leurs propres athlètes.

24 Août 2008 : la Chine vient de clôturer « ses » Jeux Olympiques avec succès. En effet, au-delà de l’organisation des jeux qui fut unanimement saluée par le monde entier, le pays termine la compétition à la première place au classement des médailles. Pour la première fois de son histoire, les chinois devancent les Etats-Unis et la Russie qui partageaient systématiquement cette place depuis 72 ans.

Outre la performance remarquable réalisée par les athlètes chinois cet été là, se pose surtout la question de la stratégie développée par les dirigeants chinois pour parvenir à cette réussite car 20 ans auparavant, lors des JO de Séoul en 1988, la Chine n’était alors classée qu’au onzième rang.

Les ambitions nationales

La Chine est aujourd’hui l’une des nations les plus compétitives des Jeux Olympiques puisqu’elle a encore figurée sur le podium des médailles à Rio derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

Ses résultats comportent malgré tout une part d’ombre et de doute quant à la pression mise par le gouvernement chinois sur ses athlètes et aux conséquences que cela peut avoir sur certains d’entre d’eux.
En effet, pour être prêt à satisfaire les ambitions du pays, parfois avant leurs ambitions personnelles, les athlètes tombent dans certaines dérives.
Ainsi outre les cas de dopages qui concernent malheureusement toutes les nations, les dirigeants chinois n’hésitent pas à jouer avec la vie de leurs athlètes simplement pour démontrer la force du peuple chinois.
Par exemple la lanceuse de poids Tang Gonghong aurait été poussée à continuer sa préparation physique pour les jeux de Pékin alors qu’elle souffrait d’une pression sanguine trop élevée. Encore, l’exemple du basketteur Yao Ming qui est le fruit d’une union arrangée par le parti entre deux basketteurs professionnels, dans le but de créer un joueur dominant capable de populariser le basket-ball en Chine.

Une pression physique et psychologique extrême 

 Ces exemples sont nombreux et démontrent une préparation physique et psychologique extrême qui laisse à penser que les dirigeants sont prêts à tout pour obtenir des médailles au détriment même de la santé physique des athlètes.

Le gain d’une médaille possède-t-il la même valeur sentimentale et morale si l’on n’est pas totalement épanoui dans ce que l’on fait ?