La Chine : un eldorado en plein essor

Le monde du football est aujourd’hui spectateur de l’ouverture d’un marché sans précédent.  La Chine veut devenir une place forte et espère concurrencer l’Europe dans sa domination du football. Cette volonté se traduit par une mise en place de fonds colossaux afin d’attirer des stars de renommés international mais aussi par une vision à plus long terme de l’état chinois.

Des sommes défiants toutes concurrence

Hulk, Gervinho, Lavezzi et cette saison Tevez et Oscar. Cette liste non exhaustive de joueurs ayant foulé un jour les pelouses européennes va certainement croitre les saisons suivantes. En effet les clubs chinois ont décidé d’investir dans le ballon rond. Les années précédentes la Chine était connu pour offrir des ponts d’or à d’anciennes gloires aujourd’hui vieillis tels que Didier Drogba ou le français Anelka. Cette année le recrutement est d’un tout autre calibre et ceci s’explique par l’arrivée d’investisseur près à dépenser sans compter.

Carlos Tevez ancien joueur du grand Manchester United et de la Juventus est devenu le joueur le mieux payé du monde suite à son transfert de Boca Junior vers le Shangai Shenua. Son salaire s’élève dorénavant à la coquette somme de 38 millions par an, et cela pour un joueur de 34 ans en fin de carrière.

D’autres joueurs tel que le brésilien Oscar ou le belge Alex Witsel ont eux préféré l’aspect financier au sportif. Le jeune belge de 27 ans qui touche dorénavant 18 millions d’euros annuel, aurait pu continuer sa carrière dans un grand club italien, et était promis à un avenir proche brillant mais l’attrait de l’argent fut trop important. Cette décision fut prise, selon ses dires, « pour le futur de sa famille ». La Juventus ne proposait « que » 5 millions… On connaissait la valeur tout à fait démesurée qu’avait l’argent dans le football actuel mais le marché chinois ouvre de nouvelle perspective.

Les dirigeants européens savent que les clubs chinois s’aligneront sur des sommes astronomiques, et quitte à vendre leurs pépites, autant les vendre aux plus offrants. Aujourd’hui ce sont les clubs chinois et ce n’est pas près de s’arrêter.

Une volonté étatique

 Malgré ces recrutements pharaoniques, on ne remarque pas de réel bienfait économique. Les recettes des billets ne rapportent pas grand-chose et les droits tv de la Super League chinoise ne décollent pas. Pour autant ces venues de grands joueurs ont pour but d’offrir au championnat chinois une reconnaissance internationale. Cette renommée n’est censée qu’être les prémices d’une nation footbalistiquement puissante.

En réalité cette volonté d’expansion vient directement du président chinois Xi Jinping. Son objectif : obtenir l’organisation d’une coupe du monde et faire dans cinquante ans de l’équipe nationale chinoise une des meilleures nations mondiales. Aujourd’hui la sélection du grand Marcello Lippi n’est classée qu’à la 82ème place mondiale, ce qui la situe derrière des archipels tel que le Cap Ver, autant dire que le chemin est long.

Mais pour ce faire le gouvernement chinois à tout d’abord investi de fortes sommes d’argent dans les centres de formation, en s’inspirant de clubs où sont présents des investisseurs de leur pays tel que Lyon ou Auxerre en France mais aussi l’Inter de Milan, Aston villa ou l’Espanyol Barcelone. De plus, des contrats sont signés par les grosses écuries européennes. Il y a quelques mois on apprenait la venue d’une vingtaine de formateurs de Real Madrid au club de Guangzhou afin de former pendant un an des jeunes chinois. Opération bénéfique dans les deux sens, le club espagnol s’offrant la possibilité de repérer des jeunes joueurs encore inconnu du grand public.

Outre la formation, la fédération chinoise a décidé de réduire pour l’année 2017 le quota de joueurs étrangers par équipe du championnat. Anciennement au nombre de cinq, quatre footballeurs non chinois seront désormais acceptés et ainsi libérer de l’espace aux joueurs locaux.

La Chine a pour objectif de développer son football et cela passe par un afflux important de fonds ainsi qu’une refonte de sa formation. La fédération s’est donné pour objectif de victoire 2050, l’avenir nous dira si ces investissements ont portés leurs fruits.