L’unité dans l’effort

Le sport n’a pas de couleur, il ne fait pas de différence, il unit les nations et les peuples autour d’une passion. Certes beaucoup de gens ne voient que le sport en lui-même alors qu’il véhicule bien des valeurs. Comme la lutte contre le racisme, ou l’exemplarité.

Face au racisme

Dans la Grèce antique, le sport était un moyen de véhiculer sa supériorité en tant que cité. Le sport de l’époque était principalement un outil pour montrer la puissance et la grandeur de la cité. Depuis le sport a changé…… Pas tant que ça, il a permis à de nombreux athlètes de changer leur vie ou leur reconnaissance dans la société. Depuis la création des Jeux Olympiques moderne par Pierre de Coubertin, le sport est devenu synonyme d’unité et de partage. Petit à petit, il y a eu une prise de conscience, que les différences d’opinions n’avaient pas lieu d’être dans ce domaine.

Ces idées n’ont pas émergé du sport, elles ont plutôt été propagées comme une publicité dans la société, un laboratoire la société. Pele et Jesse owens, grand sportif reconnu, ont largement participé à cette idée de « sport  démocratique ». Pelé, ayant été le premier joueur de football noir de l’équipe du Brésil, a souffert de nombreuses discriminations. Il a su, par ses qualités de sportif, à attirer la reconnaissance de ses pairs. Les gens ne voyaient plus en Pelé un homme de couleur de peau mais le champion qu’il était devenu. Jesse Owens avant lui, étaient devenu, au départ contre son gré, le représentant d’une communauté noire très importante aux Etats-Unis. Et là encore, en dehors de la piste d’athlétisme il était un homme « de couleur », alors que lors de compétition il devenait l’idole d’un pays tout en entier.

De nos jours, l’histoire de Mario Balotelli est tout aussi touchante. Un enfant d’origine ghanéenne immigré en Italie, un des pays les plus discriminants d’Europe, qui a pu se faire une réputation et être respecté dans son pays grâce à ses performances sportives. Victime de nombreuses critiques raciales dans son enfance, il a su tenir bon et a continuer à s’entraîner pour réussir.

Un athlète, un idéal

James Cleveland Owens naît le 12 septembre 1913 à Oakville, en Alabama. Petit-fils d’esclave, il est le dernier d’une fratrie de sept enfants. D’une santé fragile, James est souvent malade. Son père a été son premier héros, gagnant toutes les courses auxquelles il participait. Le jeune James Cleveland est rapidement rebaptisé « Jesse » par son institutrice qui ne comprend pas son accent lorsqu’il prononce les initiales de son prénom (J. C.).

Parallèlement à sa scolarité, il effectue plusieurs activités professionnelles. C’est durant cette période qu’il découvre sa passion pour la course à pied.

En 1928, il commence à établir des records au niveau junior en saut en hauteur et en longueur. La même année, Jesse rencontre Charley Paddock, champion olympique, lors d’un meeting à son école, et de cette rencontre naîtra son envie de participer aux Jeux olympiques. Il entre à l’East Technical High School de Cleveland en 1930, pendant ses trois années d’études, il remporte 75 des 79 courses auxquelles il participe.

En 1936 au Jeux Olympiques de Berlin, il fut l’idole d’un peuple, d’un idéal puis devint une légende. Les Etats-Unis d’Amérique ayant failli boycotter les jeux de Berlin pour montrer son opposition au régime nazi et, le jeune Jesse poussé par la communauté « noire » du pays à ne pas participer à la compétition pour la même raison, cette histoire a failli s’arrêter là. Mais ce qu’il voulait c’était courir, toujours se surpasser et essayer d’obtenir la plus haute distinction sportive. Il se présenta au 100m, au 200m, au relais 4*100m et au saut en longueur. Devenant ainsi le premier athlète à remporter 4 médailles d’or, qui plus est sous les yeux d’Adolf Hitler. Il venait de faire gagner l’avant-guerre aux USA. Il est devenu un héros national et pourtant cela n’a pas suffit à changer les mentalités nord-américaine, toujours victime de la ségrégation raciale à son retour dans le pays.

Ainsi il prouva à la terre entière qu’aucune « race » n’était supérieure à une autre et que chacun peut atteindre son but pourvu qu’il se dépasse.

L’athlète du siècle

Edson Arantes do Nascimento surnommé Dico par ses proches, est né au Brésil en 1940, est élu athlète du siècle par le CIO en 1999 après un parcours incroyable. Il a été consacré héros national par son pays, ambassadeur de l’ONU et de l’UNESCO. Vous l’avez compris il s’agit de Pelé, fils de Dondinho (record de 5 buts de la tête en un seul match). Le football étant un sport courant dans les favelas et son père étant un ancien grand joueur, c’est naturellement qu’il est arrivé dans cette discipline.

Repéré par Waldemar de Brito qui lui permit d’intégrer l’équipe de Santos en 1956 à l’âge de quinze ans. En 1958, il est convoqué en équipe nationale à seulement 17 ans pour la coupe du monde. Absent aux deux premiers matchs, il devient titulaire après la victoire contre l’URSS en phase de poule. Avec un triplé contre la France (Score final 5-2) et un doublé contre la Suède en Finale, le Brésil remporte sa première coupe du monde.

Le ginga, art martial ancêtre de la kapoera, devient partie intégrante du sport au ballon rond. Le beau jeu était né. C’est cette façon de jouer spectaculaire qui a mené Pelé et son équipe vers la victoire finale à trois reprises 1958, 1962 et 1970. Il est le seul joueur à avoir remporté la coupe du monde à trois reprises. Il détient aussi le record du nombre de buts marqués dans toute sa carrière, 1281 buts en 1363 matchs. Il a permis à son pays de s’unir autour d’un sport, faisant dorénavant partie intégrante de la culture brésilienne.

Ces icones ont largement participé à la prise de conscience mondiale que le sport était un monde à part. Un microcosme qui était en avance de bien des années, d’un point de vue sociologique sur le monde réel. Ce laboratoire social a permis à de nombreux pays, idéologie ou être humains de s’épanouir et en propagent toujours une idée d’unité et de partage. On peut voir grâce à ses exemples que le sport est un outil essentiel pour notre avenir. Il nous offre une vision de la façon dont nous vivrons demain. Tel de grands hommes à l’égal de Jules César, Charlemagne ou Napoléon, les sportifs représentent des modèles, des exemples à suivre pour des générations à venir.