La France, future Nation E-Sport ?

 

La France a fait le choix en 2016 de s’ouvrir officiellement sur l’E-Sport avec la création d’emploi et donc de Statuts Professionnels.

L’E-SPORT un choix et une ouverture obligatoire.

L’explosion sur la scène internationale de l’E-Sport ne peut passer inaperçu.

Il va devenir un sport incontournable et obligatoire dans de nombreuses compétitions internationales. En parallèle des JO à RIO en 2016, les « EGames » avaient été organisés. De même, le conseil olympique d’Asie à choisi d’intégrer l’E-Sport aux prochains Jeux Olympiques Asiatique en Chine en 2022.

Au point que Casey Wasserman, Patron de la candidature de Los Angeles 2024, à lui aussi déjà évoqué la possibilité de son intégration aux Jeux Olympiques…

Des équipes reconnus et de grands noms en devenir.

Même si le statut de l’E-Sport vient seulement d’être reconnu en France. Plusieurs équipes et joueurs ont déjà fait leurs noms dans ce monde. Il s’agit d’un tremplin conséquent pour l’avenir de ce sport en France.

De nombreux joueurs Français, afin de faire partie des compétitions internationales avaient intégrés des équipes étrangères. Mais depuis l’explosion de l’E-Sport, il existe maintenant des structures 100% Françaises qui participent à ces compétitions. On peut le voir actuellement avec la compétition sur « COUNTER-STRIKE » ou 3 équipes Françaises concourent : Team « EnVyUs », Team « LDLC » et la meilleure formation française du moment « G2 ».

C’est ainsi, que les équipes professionnelles déjà inscrites sur plusieurs sports, ont décidés de s’investir sur ce secteur et de créer leurs propres compositions.

Le PSG a choisi de se positionner sur le jeu le plus populaire au Monde « League Of Legend ».  Ayant commencé en Division 2 de la compétition. Ils ont échoués en Mars aux Playoffs des « challengers series » afin de pouvoir monter en Division 1. Cependant il s’agissait de la vraie première année de leur composition, ce qui ne peut être que bon signe pour l’avenir de l’équipe.

Overwatch, l’exemple à suivre ?

Overwatch est la représentation même de l’incroyable évolution de l’E-Sport sur la scène internationale.

Le jeu est sortie il y a maintenant un peu plus d’un an, mais s’inscrit déjà comme « Le Futur » grand acteur du secteur. Des compétitions internationales existent déjà et une structure Française à fait son nom : ROGUE.

ROGUE est une structure entièrement Française (entraîneur et joueurs) qui réside et participe aux Championnat Américain. L’équipe à remporté de nombreux tournois et constituent aujourd’hui une des rares équipes mondiales rivalise avec les équipes Coréennes.

C’est pourquoi pour la Coupe du Monde Overwatch organisé à la BLIZZCOM et dont les qualifications commencent dès Juillets, la France à choisi de sélectionner le « Roster » ROGUE afin de les représenter.  Cette coupe du monde est l’une des rares compétitions internationales ou ce sont les Nations qui sont représentés et non les clubs et Franchises.

C’est au vue de la réussite et des retombées de la compétition que les institutions internationales s’interrogent sur l’intégration prochaine de L’E-Sport sur la scène mondiale.

La coupe du Monde à 48, le Business à tout prix ?

 

En ouvrant la compétition au « Monde », son système et son histoire vont en être dénaturé…

Nous pouvons chercher pendant des heures, en dehors des retombées économiques, seule l’ouverture de la compétition à un plus grand nombre de pays qui n’avaient pas le niveau jusqu’ici de participer est un point positif. Cependant, elles ne contrastent pas suffisamment l’erreur que cette modification constitue.

Une organisation monstrueuse et compliqué…

Au fil des années, le choix du pays organisateur d’une coupe du monde était de plus en plus sélectif et demande des moyens importants. Cependant, avec ce nouveau format, quels pays dans le monde pourront se permettre d’organiser une compétition avec 48 équipes, 80 matchs en seulement 1 mois ? Le choix de cette entrée de 16 nations supplémentaire afin de s’ouvrir sur le monde alors que l’organisation, semble au contraire se fermer…

Un format inconnu et ennuyeux…

Afin de rajouter 16 nations, le premier tour de la compétition a été changé de façon drastique.

Fini les groupes de 4, maintenant il s’agira de 16 groupes de 3 équipes. Avec seulement 2 matchs de prévus par équipe, une victoire signifie à quasi-certitude la qualification d’une équipe. Avec un premier tour bien moins compétitif qu’habituellement, la compétition perd une grande partie de son charme…

Un « suicide » pour les nouveaux ?

Du fait de la modification du format, les qualifications s’en trouvent facilité. Il n’y aura que très peu de chances de voir une «  Grande nation » échouer aux portes de la compétition.

En passant à des poules de 3 équipes, les nouveaux entrants sont certains de tomber avec dans leurs groupes, une nation top mondiale. Et, avec seulement 2 matchs afin de se qualifier aux phases éliminatoires, il semble alors compliquer pour ces « petites » équipes de pouvoir passer.

Cependant, sans parler de passage aux phases supérieures, la question se pose sur l’image que ces matchs vont véhiculer. Du fait de l’écart conséquent de niveaux entre les équipes, les résultats des matchs peuvent être désastreux. Alors cette envie d’aider ces « petites » Nations peut tourner au « Massacre » et la compétition reine qu’est la Coupe du Monde va en pâtir.

Le succès et l’image de la Coupe du Monde doit-elle souffrir face au Business et à la Mondialisation ?

La Formation Française en retard sur le Monde

 

La France à certes battu son record au dernier Jeux avec 42 médailles au total mais il semble difficile de le battre JO après  JO : sachant que les nouvelles générations ont du mal à émerger…

Les jeunes sportifs font de plus en plus le choix de poursuivre leurs carrières et études à l’étranger, ce qui n’est pas faute d’explications.

Des structures, formations « Top Niveau » inaccessible ?

L’INSEP et les centres de formation de clubs professionnels enseignent des programmes que les formateurs du monde entier s’arrachent et proposent les meilleures structures afin de créer les champions de demain. Cependant, celles-ci ne sont pas accessibles au grand public en dehors des phases de recrutement très limitées. Alors, à moins d’être sélectionné rapidement (limite d’âge de recrutement très jeune) dans ces centres ou d’avoir des moyens financiers très élevés, il est impossible de pouvoir en bénéficier.  Un choix radical s’impose alors souvent : Sport ou Etudes ?

Le sport Universitaire Français à la ramasse…

En France contrairement à de nombreux systèmes universitaires à travers le monde (Amérique du Nord, Scandinavie, Grande Bretagne…), le Sport n’est jamais lié aux études et a l’inverse, est souvent en opposition avec les choix de formations. Il n’est pas rare de voir de nombreux athlètes Américains ayant fait de grandes universités alors que leurs résultats scolaires n’étaient pas optimaux. Dans ces pays la, le Sport est un tremplin à l’éducation et à la vie universitaire. Tandis que de notre coté, les résultats de BAC de nombreux centres de formation de Football sont régulièrement catastrophique…

Des structures et moyens insuffisant…

Le Sport Français étant « basé » sur le système associatif, il n’existe pas à proprement parler de championnat universitaire. Le peu de compétitions existantes sont très peu connus du public et ne peuvent servir de tremplin au Haut Niveau.

La FFSU (Fédération Française du Sport Universitaire), qui gère le sport universitaire, n’a que peu de moyens et dispose en général des mêmes infrastructures que les associations et clubs amateurs. C’est une pâle comparaison face au modèle américain. La NCAA (National Collegiate Athletic Association) bénéficie d’un budget de plus de 5 milliards de dollars. Les universités Américaines possèdent des infrastructures et des équipements identiques aux plus grandes Franchises et l’ensemble de leurs athlètes « sortent » de ces universités.

On constate alors que le système Français n’a pas pour but de former des sportifs de haut niveau mais plus de pousser les jeunes à faire du sport contrairement au formation mondiale qui font tout pour aider les sportifs dans leurs formations et  par exemple, au système américain qui ne jure que par sa formation d’athlètes.

Ces « Fuites » de Sportifs à l’étranger reflètent-ils les limites de notre système ?