La Formation Française en retard sur le Monde

 

La France à certes battu son record au dernier Jeux avec 42 médailles au total mais il semble difficile de le battre JO après  JO : sachant que les nouvelles générations ont du mal à émerger…

Les jeunes sportifs font de plus en plus le choix de poursuivre leurs carrières et études à l’étranger, ce qui n’est pas faute d’explications.

Des structures, formations « Top Niveau » inaccessible ?

L’INSEP et les centres de formation de clubs professionnels enseignent des programmes que les formateurs du monde entier s’arrachent et proposent les meilleures structures afin de créer les champions de demain. Cependant, celles-ci ne sont pas accessibles au grand public en dehors des phases de recrutement très limitées. Alors, à moins d’être sélectionné rapidement (limite d’âge de recrutement très jeune) dans ces centres ou d’avoir des moyens financiers très élevés, il est impossible de pouvoir en bénéficier.  Un choix radical s’impose alors souvent : Sport ou Etudes ?

Le sport Universitaire Français à la ramasse…

En France contrairement à de nombreux systèmes universitaires à travers le monde (Amérique du Nord, Scandinavie, Grande Bretagne…), le Sport n’est jamais lié aux études et a l’inverse, est souvent en opposition avec les choix de formations. Il n’est pas rare de voir de nombreux athlètes Américains ayant fait de grandes universités alors que leurs résultats scolaires n’étaient pas optimaux. Dans ces pays la, le Sport est un tremplin à l’éducation et à la vie universitaire. Tandis que de notre coté, les résultats de BAC de nombreux centres de formation de Football sont régulièrement catastrophique…

Des structures et moyens insuffisant…

Le Sport Français étant « basé » sur le système associatif, il n’existe pas à proprement parler de championnat universitaire. Le peu de compétitions existantes sont très peu connus du public et ne peuvent servir de tremplin au Haut Niveau.

La FFSU (Fédération Française du Sport Universitaire), qui gère le sport universitaire, n’a que peu de moyens et dispose en général des mêmes infrastructures que les associations et clubs amateurs. C’est une pâle comparaison face au modèle américain. La NCAA (National Collegiate Athletic Association) bénéficie d’un budget de plus de 5 milliards de dollars. Les universités Américaines possèdent des infrastructures et des équipements identiques aux plus grandes Franchises et l’ensemble de leurs athlètes « sortent » de ces universités.

On constate alors que le système Français n’a pas pour but de former des sportifs de haut niveau mais plus de pousser les jeunes à faire du sport contrairement au formation mondiale qui font tout pour aider les sportifs dans leurs formations et  par exemple, au système américain qui ne jure que par sa formation d’athlètes.

Ces « Fuites » de Sportifs à l’étranger reflètent-ils les limites de notre système ?

L’Audi Freestyle Hockey Tour

Sous la devise « Le hockey est pour tout le monde », toute l’équipe du Audi Freestyle Hockey Tour est déterminée à ouvrir les portes du hockey aux enfants défavorisés.

Le dimanche 11 Juin à St Jans-Molenbeek, c’était le coup d’envoi d’un projet qui consiste à donner aux enfants des milieux défavorisés l’occasion de découvrir le hockey. Pour ce projet ambitieux, l’Association Royale Belge de hockey (ARBH) travaille main dans la main avec l’association MW Fund. Ensemble, ils ont mis en place une tournée de « hockey urbain », avec l’ambition d’amener le hockey dans les quartiers défavorisés des villes belges.
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Le golf, un sport de sénior ?

Souvent nous avons entendu : « Le golf est un sport pour les personnes à la retraite, pour les riches ». Ce sport appartient-il vraiment à un monde fermé ?

51 ans, c’est la moyenne d’âge des golfeurs en France. Régulièrement caractérisé de sport fermé, réservé aux personnes appartenant à une classe sociale favorisée et codifié de manière stricte, le golf est aujourd’hui un sport qui n’attire pas la jeunesse. Pour preuve, les derniers chiffres de la Fédération Française de Golf montrent que les jeunes ne représentent que 10% des 450 000 licenciés en France.  En vue de la RyderCup de 2018 qui se déroulera en France, l’ensemble des acteurs concernés œuvrent dans le but de modifier cette image et redonner un nouveau souffle à ce système vieillissant.

« Fidéliser, c’est d’abord séduire »

De nombreux projets voient le jour afin d’attirer les jeunes sur les parcours. Tout d’abord, nous pouvons retrouver le Foot Golf. La balle est remplacée par un ballon, l’objectif étant de rentrer le ballon dans un trou en frappant au pied. Ensuite, nous avons le TrottGolf qui consiste à faire jouer les enfants sur un parcours de golf en se déplaçant à l’aide d’une trottinette. Enfin, se développe le disc golf, sport dont l’objectif est d’atteindre une cible à l’aide d’un Frisbee. Tant d’activités qui rejoignent l’idée de séduire le jeune sportif grâce à des pratiques innovantes. En golf, fidéliser c’est d’abord séduire, d’autant qu’il existe également 450 000 joueurs pratiquant cette activité de manière libre, hors mouvement fédéral.

Cette séduction se fait également remarquer dans la manière d’enseigner. L’UCPA lance une nouvelle manière d’apprendre. En effet, lors des stages de golf que l’association propose, l’éducateur est désormais considéré comme un guide. L’apprentissage passe essentiellement par le partage et l’entre-aide au sein du groupe d’entrainement.

Cette structure propose également aux jeunes d’être missionnés, dès 7 ans, afin de participer à la vie de leur club. Des missions telles que l’aide dans la préparation aux exercices ou le ramassage de matériel ce qui contribuent aussi à la séduction des parents et favorise la pré-insertion professionnelle.

Enfin, à l’approche de la RyderCup, la ville de Guyancourt, où se situe le golf national, espère fédérer un maximum de guyancourtois autour de la compétition. Le directeur des sports à pour mission de mettre en œuvre des actions, notamment dans les écoles primaires, pour donner envie d’essayer le golf.

Le golf, un sport de sénior… mais pas que !

Les jeunes sont au cœur de l’évolution du système golfique français. Ils représentent un des enjeux de demain. Malgré la faible représentation des 0-25 ans dans le golf d’aujourd’hui, on peut observer une réelle dynamique mise en œuvre par la Fédération afin d’augmenter son nombre de licenciés. Et si le Tiger Woods de demain n’était encore qu’un adolescent ?