L’unité dans l’effort

Le sport n’a pas de couleur, il ne fait pas de différence, il unit les nations et les peuples autour d’une passion. Certes beaucoup de gens ne voient que le sport en lui-même alors qu’il véhicule bien des valeurs. Comme la lutte contre le racisme, ou l’exemplarité.

Face au racisme

Dans la Grèce antique, le sport était un moyen de véhiculer sa supériorité en tant que cité. Le sport de l’époque était principalement un outil pour montrer la puissance et la grandeur de la cité. Depuis le sport a changé…… Pas tant que ça, il a permis à de nombreux athlètes de changer leur vie ou leur reconnaissance dans la société. Depuis la création des Jeux Olympiques moderne par Pierre de Coubertin, le sport est devenu synonyme d’unité et de partage. Petit à petit, il y a eu une prise de conscience, que les différences d’opinions n’avaient pas lieu d’être dans ce domaine.

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Tennis féminin: état des lieux d’une fausse crise

Crise durable ou émergence progressive ? Le circuit féminin se dynamise, à l’heure d’une communication croissante portée par les grandes ambassadrices de la discipline au travers de leur association avec de grandes marques et leur présence dans le paysage médiatique, notamment via les réseaux sociaux. Toutefois, historiquement dans l’ombre du tennis masculin, il reste indéniable que la pratique professionnelle féminine souffre de la comparaison auprès du grand public qui s’attache à certaines idées reçues: « le circuit féminin manque cruellement de puissance », « le service fait défaut aux joueuses », « il n’y a plus de grande championne», « le jeu manque de personnalité et sans personnalité, pas de spectacle » … or, le tennis féminin est bien plus qu’un  faire-valoir de son pendant masculin. Lire la suite

Le cyclisme sous la menace du dopage 2.0

Le sport professionnel est aujourd’hui une chasse permanente aux records. Le cyclisme ne faisant pas exception, les athlètes usent de stratagèmes pour améliorer leurs performances. Les nouvelles technologies ne seraient-elles pas en train de dénaturer le cyclisme ?

Les nouveaux moyens technologiques facilitent la modernisation des équipements, cependant les athlètes prennent des risques et usent ainsi d’un dopage plus discret pour échapper aux contrôles. Le cyclisme à la réputation gâchée par l’EPO est aujourd’hui gangréné par le dopage mécanique. La Belge Femke Van den Driessche est devenue le premier cas de dopage mécanique avéré. Cette découverte a eu lieu lors du Championnat du monde espoir féminin de cylo-cross. En effet, pendant la course, les inspections des instances concernées ont découvert un mini moteur caché dans la roue. Suite à cette découverte, l’Union du Cyclisme International s’est vue dans l’obligation de trouver un moyen pour détecter ces moteurs. D’autant plus que les rumeurs autour de l’utilisation de vélos motorisés sont nées en 2010. L’accélération surréaliste du Suisse Fabian Cancellara ou encore de Christopher Froome durant le Tour de France 2013 n’ont fait qu’alimenter le débat.

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Leicester City: une vraie surprise?

La saison 2015-16 de Premier league de football en Angleterre est le théâtre de plusieurs rebondissement. Entre Chelsea qui réalise une saison catastrophique, Liverpool qui change d’entraineur avec Jürgen Klopp, on en oublie presque que Leicester City réalise pour l’instant une saison tout simplement historique. Mais est-ce vraiment une surprise?

Tout porte à croire que Leicester City est le club d’Angleterre en réussite sorti de nulle part. Fondé en 1884 sous le nom de Leicester Fosse, Leicester City est plutôt un club régulier de la deuxième division après les années 60-70. Mais son retour en 2014 parmi les grands clubs la première fois depuis 2004 est une bonne performance puisqu’il espère s’y ancrer comme lors de ses grandes années. Arrive la saison actuelle avec une propulsion sur le toit de la Premier league. Leicester mate les gros clubs de la ligue comme Chelsea, Tottenham, Liverpool ou Manchester City. Leur jeu tout en contre-attaque, rapidité et plein d’audace avec des joueurs comme Vardy et Mahrez réalisant la saison de leurs carrières. Claudio Ranieri, ancien coach de l’Inter, de la Juventus et de Monaco, a réussi à donner une force à cette équipe sans pour autant réaliser un recrutement de première classe. Cependant, il faut savoir nuancer la première place actuelle de Leicester City par les mauvaises performances régulières parmi les cadors.

A 13 journées de l’issue de la saison, Leicester est bien parti pour participer à sa première ligue des champions parce qu’il faut mettre en avant le fait que le club n’a participé qu’à 2 ligue Europa dans son histoire et n’a pas de réelles expériences sur la scène internationale. Le palmarès s’échelonne surtout à des titres de deuxième division. Personne ne peut prévoir la suite du championnat car Tottenham, Manchester City et Arsenal poussent derrière le leader.

Leicester City est une vraie surprise mais avec un recrutement intelligent et des choix institutionnels et sportifs logiques. Peut-être qu’une simple exception qui confirme la règle du big four.

Le gouvernement français veut développer l’E-Sport

La forte expansion des jeux vidéo ne laissent pas l’État de marbre. Selon un décret paru le mardi 19 janvier dernier, le gouvernement a commandité à deux parlementaires l’accomplissement d’une mission : le développement des compétitions d’E-gaming en France. L’objectif pour Jérôme Durain, sénateur PS chargé de la mission, est de rattraper le retard accumulé dans le domaine par rapport aux asiatiques comme les Coréens du Sud ou les Japonais et même l’Amérique du Nord. Selon Rudy Salles, député UDI chargé du rapport parlementaire, « La France est plutôt leader dans le jeu vidéo. L’idée n’est pas de freiner cette activité mais plutôt de faire en sorte que l’industrie des jeux vidéo puissent se développer avec un cadre législatif ».

Ce soudain intérêt du gouvernement pose bien évidemment des questions sur ses motivations réelles. Les professionnels du milieu ne semblent pas totalement convaincus et ont peur que ce ne soit qu’un prétexte pour taxer un business extrêmement rentable et lucratif. Sophia Metz, fondatrice de Meltdown, se méfie fortement de cette annonce : « Il faut savoir si cette mission parlementaire est faite pour réguler, réglementer et taxer des pratiques communément admises dans l’industrie comme des revenues de streams et les gains de tournois de sport électronique. Le contexte est très international avec des contrats souvent rédigés par des structures américaines ». Il est en effet réel que le business du milieu est florissant avec des prévisions en hausses : les revenus de l’E-sport devraient plus que doubler 2017 par rapport à 2014 (194 millions de dollars => 465 millions de dollars).

Durain estime qu’il est surtout nécessaire d’encadrer au mieux le milieu par des mesures juridiques et institutionnelles avec un souhait qui est d’aider le système pour rattraper le retard accumulé dans le domaine. Les professionnels comprennent les besoins d’encadrement mais refusent tout frein étatique quelque qu’il soit.

Néanmoins, tous les acteurs veulent une structure stable et efficace pour l’avenir. L’idée d’une fédération sportive d’E-sport est souvent mise en avant. Les professionnels ne pensent cependant pas qu’on puisse superposer le modèle sportif commun à celui du jeu vidéo. Les prochains mois seront déterminants pour connaitre le fond du milieu des jeux vidéo ainsi que les intentions véritables du gouvernement.

Inspiré d’un article de Challenge.fr du 20 janvier 2016:

http://m.challenges.fr/article/20160119.CHA4074/pourquoi-le-business-tres-rentable-de-l-e-sport-interesse-le-gouvernement.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com#http://m.facebook.com

Les supporters participatifs, un mouvement en devenir

L’AC Ajaccio en avait bien besoin. En balance avec la zone rouge en Ligue 2, le club de la cité impériale devait trouver des solutions pour sortir de cette situation compliquée. En ce sens, les dirigeants du club se sont activés pour trouver une voie positive aux soucis offensifs rencontrés en première partie de saison (13 buts seulement pour la 18ème attaque). Le mercato hivernal devait permettre de trouver un attaquant en ce sens. Seulement, les caisses du club ajaccien ne sont pas remplies et les cibles ne viendraient pas aussi facilement, ainsi. Donc, les têtes pensantes du club se sont tournées vers une solution originale et nouvelle en France: le fan funding. Mais, qu’est ce que cela?

Concrètement, il s’agit aux fans d’un club de contribuer financièrement au sein du club. Le fan n’aura pas de part au sein du club mais la possibilité de suivre à quoi mène son investissement.

Juridiquement, la question pouvait se poser quant à une mauvaise utilisation des fonds alloués. Mais, là encore, le schéma est simple: l’objectif total de fonds non atteint rembourse automatiquement le donateur. Celui-ci étant libre de fixer le montant qu’il souhaite.

Cette nouvelle pratique a déjà son lot de détracteurs, qui estiment que les fans paient la mauvaise gestion du club. Cependant, une bonne majorité des fans ajacciens ont mis la main au pot, jugeant que les dirigeants ont reconnus leurs erreurs et qu’un peu d’aide n’est pas néfaste.

La société Give In Sport s’est associée à l’ACA (Source: Google Images)

Ainsi, la société Give In Sport s’est associée à l’ACA. Elle sert de plateforme pour recueillir les dons. Son slogan n’est autre que le don d’une personne multiplié par plusieurs personnes engendre un apport conséquent. Toutefois, cette pratique est répandue au Royaume-Uni ainsi qu’en Italie.

Par conséquent, les clubs peuvent jeter un œil intéressé vis à vis de cette pratique, qui pourrait aider bien des clubs.

 

Article rédigé par Adrien PAQUEREAU. Jeune manager du sport en MBA Management du Sport 1ère année.

 

L’e-sport: un débat sur le sportif, pas sur le modèle économique.

C’est un sujet dont on entend de plus en plus parler dans les discussions sur le sport moderne. On parle d’e-sport pour désigner le sport électronique. L’e quoi? Faire du sport de par un jeu vidéo? Ces questions triviales sont le plus souvent entendues chez les personnes sceptiques et qui, le plus souvent, méconnaissent cette pratique nouvelle. Petit éclairage.

L’e-sport concerne une multitude de compétitions. Cela a commencé sous l’impulsion de gamers qui filmaient leurs performances sportives et les retransmettaient sur des supports de communication informatiques (YouTube, Dailymotion).

Ce qui devait être un effet de mode sans lendemains s’est transformé en un phénomène repris par de nombreux passionnés des manettes de jeu. Les regroupements locaux étaient lancés, il ne restait plus qu’une dimension internationale.

Se pose aussi la question du degré de performance des compétitions. Suffit-il d’être un gentil gamer du dimanche pour prétendre participer aux compétitions?

C’est là que le facteur sportif prend tout son sens. En effet, un minimum de compétitivité est requis. En ce sens, les meilleurs gamers mondiaux suivent un programme d’entraînement précis, pas qu’avec les boutons au bout des doigts: exercices d’endurance, relaxation, hygiène de vie irréprochable. Cela dans le but, surtout, de garder son calme en situation de match. Le talent étant, très souvent, déjà bien ancré chez le gamer.

Économiquement parlant, la situation évolue. A la base considéré comme un simple loisir, des investisseurs ont vite compris le potentiel du e-sport. Ainsi, pour gérer le jeu de simulation de football FIFA et tous ses événements relatifs, une société indépendante a été crée: l’ESWC. Cela va sans dire que la machine à cash est lancée avec toutes les retransmissions des tournois, les sponsorings pour les meilleurs gamers.

Cela, sans omettre le fort lobbying des sponsors pour l’introduction du e-sport dans le sport olympique.

Avec le développement de cette pratique, nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Adrien PAQUEREAU. Etudiant en MBA Management du Sport 1ère année.

Le gamer français Bruce Grannec devient Champion du Monde de FIFA 2014

Quelle limite pour le naming ?

 

Source: isportsweb

Qu’est ce que le naming au juste ?

Le « naming » est une pratique qui consiste pour une marque à acheter le nom d’un équipement ou d’une enceinte sportive pour en retirer des bénéfices en termes d’image et de notoriété. Le naming s’inscrit dans une stratégie globale de marketing et de sponsoring. Ces contrats de sponsoring durent entre 15 et 30 ans.

Dans cette pratique la France est en retard.

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Jean-Michel Aulas tient-il son naming?

Sur les ondes de RTL, le patron de l’Olympique Lyonnais l’affirme: il est en contact avec cinq entreprises pour le contrat de naming du Stade des Lumières. Cette information a son importance, car le président lyonnais éprouvait des difficultés à trouver des entreprises postulantes récemment. De plus, le temps presse: le match d’inauguration est prévu pour le 9 janvier et la réception de Troyes. Ainsi, Aulas souhaiterait finaliser le dossier très prochainement.

(source: Google Images)

Mais, plus concrètement, le naming, c’est quoi? En effet, derrière cette question pointe une certaine méconnaissance française du sujet. Pour preuve, douze des dix-huit clubs allemands ont leur stade sous contrat de naming. En France, nous pouvons recenser le Matmut Atlantique de Bordeaux, la MM Arena du Mans, le Matmut Stadium du LOU Rugby. Bref, une pratique peu répandue.

Pourtant, comme l’a bien compris Aulas, le naming présente des opportunités intéressantes pour les entreprises candidates: outil publicitaire très important, hausse de la notoriété, multiplication des contacts médias, association aux valeurs sportives (ce qui rend la marque plus sympathique), bénéfice de toutes les manifestations organisées dans le stade.

De plus, Jean-Michel Aulas joue sur une étude publiée par TNS Sofres mentionnant le fait que les Français ne seraient pas contre un changement de nom de stade pour le bien du club (48% des sondés). Les habitants du Grand Lyon étant enthousiastes à ce sujet (76% sont favorables).

L’objectif pour Aulas? Un contrat compris entre huit et dix millions d’euros par saison, sachant que les contrats de naming portent, en général, sur quinze ans minimum. La pérennité financière du club, tant décriée dernièrement, serait ainsi apaisée pour un bon moment.

Désormais, il ne reste plus qu’à présenter les prétendants. Jean-Michel Aulas étant favorable à un partenaire français (deux offres seraient françaises). Il sera, toutefois, à l’écoute de toutes les offres.

Alors, un namer français pour Lyon?

Adrien PAQUEREAU, étudiant en MBA Management du Sport 1ère année.

 

Le Waterman, ou l’événement extrême pour les hommes poissons

Durant 8 jours de compétitions, 8 compétiteurs vont s’affronter sur près de 6 disciplines aquatiques afin de déterminer qui est l’ultime « waterman » sur notre planète. Du 14 au 21 mars 2015, cet événement unique au monde sponsorisé par Subaru et diffusé par RedBull TV permettra enfin de mettre terme aux nombreux débats sur la question.

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