Les influenceurs, nouvelle source de communication pour les marques.

Depuis sa création en 2010, Instagram compte de plus en plus d’utilisateurs, et notamment « d’influenceurs », suivis par plusieurs milliers de personnes, appelés communauté. La question que l’on peut se poser, c’est en quoi les marques de sport trouvent-elles un intérêt à s’approcher et à créer des partenariats avec ces mordus des réseaux sociaux .


La réponse est simple. Il s’agit de rendre visible un produit et inciter de nouveaux potentiels clients à l’acheter, et cela en ne dépensant pas un seul centime, ou presque. Comment ? Très facile.
Sélectionnez un influenceur Instagram, suivi par 60 000 followers par exemple, le contacter et lui proposer de lui offrir un produit (exemple : paire de chaussures). En contrepartie, ce dernier devra poster une photo sur son compte mettant en avant la marque grâce à un visuel du produit. Résultat, la marque et le produit va être vue par 60 000 personnes pendant un temps indéterminé. Il va faire parler de lui et la marque n’aura pas dépensé d’argent. Autrement dit, de la communication « gratuite ».
Vu comme cela, nous pourrions nous demander pourquoi continuer à acheter des espaces publicitaires dans les magazines, entrainant des coûts importants, quand une simple personne, grâce à une photo, peut mettre en avant un produit et provoquer de l’émotion chez des milliers de personnes.
Cependant, nous ne sommes pas sans savoir que les réseaux sociaux sont en constante évolution, provoquant des limites à ce type de partenariat. La plus importante s’observe dans le coût. En effet, les influenceurs comprennent très bien le jeu et n’hésitent pas à demander de plus en plus une compensation financière aux marques. À l’heure d’aujourd’hui, il ne s’agit que de « petites » sommes avoisinant le millier d’euros, mais demain cette pratique pourrait peut-être devenir bien plus chère.
De quoi se demander s’il n’est pas intéressant de devenir influenceur.

Jordan Brand : une image de marque !

 

À l’heure actuelle, la marque Jordan joue principalement sur la rareté et la qualité de ses produits. En effet, la production des produits Jordan est limitée ce qui donne un effet de rareté aux sneakers de la marque.Toujours dans la même optique, Jordan propose à ses clients des éditions « limitées » avec des collections « retro ». Cette stratégie de diversification des produits lui permet de ses démarquer de ses concurrents directs.

En ce qui concerne ses produits à proprement parler, ces derniers se veulent bien finis et confortables. Ils permettent à la fois l’amélioration des performances et la protection des blessures. La marque surfe également sur l’image et la notoriété de son créateur : Michael Jordan. Tous ces éléments lui ont permis d’intégrer dans leur stratégie une forte pénétration de marché. Pour continuer à se pérenniser sur le marché des équipementiers sportifs et des « sneakers », la marque sponsorise beaucoup d’athlètes NBA tel que la star d’Oklahoma City Russell Westbrook.

Les prix des produits Jordan sont très élevés, notamment par rapport à la concurrence directe : Nike, Adidas, Under Armour et Reebok. Aujourd’hui une paire classique de la collection « retro » (qui sont les modèles du temps ou Michael Jordan évoluait encore en NBA) coûte environ 200$, avec des modèles pouvant monter à plus de 800$ sur des sites de reventes sur internet.

La marque a établi 3 cibles principales. Ces trois « profils types » sont tous liés par l’univers du sport et plus particulièrement celui du basket. Mais, nouveauté pour la marque, ils sont également tous liés à l’univers du « sportswear ».

Dès lors, la première cible est le « sportif adict » qui pratique régulièrement du sport. La seconde se porte vers les « mode & lifestyle customers » qui recherchent davantage des produits « lifestyle ». La dernière prend en considération les « collectionneurs » notamment pour la collection « Jordan Retro » qui représente 50% de leur chiffre d’affaire.

La marque travaille également sur la diversification par les canaux de ventes. Principalement basée dans son pays d’origine les USA, Jordan tend à se développer à l’international, notamment avec l’ouverture d’un magasin propre à Bastille à Paris. Au total la marque est présente dans 900 magasins multimarques et Nike Store dans le monde. Pour combler sa faible présence actuelle en magasins physiques, Jordan se repose sur les grands magasins spécialisés tels que Courir ou encore Foot Locker en France, qui gèrent la distribution de la marque en France.

La marque sponsorise également des événements sportifs tels que le « Quai 54 » qui se déroule chaque année à Paris réunissant professionnels et amateurs du Basket autour d’un univers très urbain.

Ceci étant dit, Jordan utilise principalement le « e commerce » pour vendre ses produits. Pour cela elle se sert du site Internet Nike a qui elle est directement rattachée. Elle se sert ainsi de sa notoriété et de sa renommée pour faire connaître ses produits.

Le buzz fait également partie intégrante de la stratégie marketing de Jordan. Des campagnes chocs, des événements phares, autant d’activations stratégiques qui font la renommée de la marque. Quitte à parfois faire du « bad buzz ».

D’un point de vu général, Jordan s’appuie sur une stratégie d’Endorsement avec le développement de sa gamme « lifestyle » et de Branding en jouant sur son image de marque. Ainsi, si la marque souhaite développer son expansion, la stratégie future de Jordan devra se baser sur son indépendance vis à vis de sa marque mère : Nike.

La digitalisation des médias dans le sport : de nouvelles opportunités de communication pour les annonceurs

Les nouveaux outils apportés par la digitalisation des médias offrent de nouvelles opportunités de communication et de visibilité aux annonceurs souhaitant se positionner dans le monde du sport. Le caractère «live» et premium du sport fait de celui-ci le support le plus adapté à la digitalisation des médias.  

Nous observons trois principales évolutions liées à la digitalisation des médias :

- Tout d’abord le développement du programmatique, un nouveau mode de commercialisation qui a tendance à se développer et qui va probablement changer profondément l’écosystème des régies traditionnelles.

- Deuxièmement, une augmentation des demandes d’opérations spéciales, qui implique une personnalisation des offres clients.

- Pour finir, un besoin primordial des annonceurs de cibler leurs clients avec l’aide de la DATA.

Le sport est le principal support de partage adapté au « mass média » (TV) mais aussi une matière vivante adaptée au digital. Le second écran digital est ainsi nécessaire dans le sport pour suppléer la télévision. Le sport est ainsi très bien adapté à la digitalisation des médias car c’est un environnement premium et interactif.

La digitalisation du sport peut être traduit par le «phénomène esport». Son gros potentiel économique, ses audiences considérables et sa cible nouvelle et jeune, sont autant de raisons pour les annonceurs de se positionner sur ce marché.
Nous pouvons également mettre en avant la puissance des formats publicitaires vidéo. Ces derniers disposent d’une forte possibilité de « story telling », une meilleure écoute et une meilleure mémorisation. Les annonceurs ont donc tout intérêt à s’axer sur ces formats.

Ainsi, tous les médias sont globalement touchés par le phénomène d’ubérisation. Les contenus sont maintenant disponibles sur différents canaux et plus seulement sur différents supports. L’objectif serait ainsi de « marketer » les contenus eux mêmes et non les plateformes et les sites.
Le phénomène des ad blocks apparaît alors comme un frein à la digitalisation. Mais il permet surtout aux annonceurs de jouer sur la qualité de leurs formats publicitaires. L’objectif est alors de contourner ce problème et la faiblesse de la qualité des contenus.

Les principales innovations apportées par le digital ; à savoir : la synchronisation TV/digital, le social (réseaux sociaux), la « gamification » du sport (jeux concours par exemple) et la data ; doivent ainsi permettre aux annonceurs de toucher un maximum de consommateurs.

La réalité virtuelle apparaît aussi comme le futur de la publicité digitale. Tous les experts digitaux sont unanimes : la vidéo et toutes les animations utilisant le média numérique pourront être mises au service de la publicité. Nous assisterons ainsi au développement du « V-commerce », c’est à dire un magasin dans lequel le client pourra faire ses achats sur un espace en réalité virtuelle. Cette technologie pourrait alors être une des plus grandes opportunités pour les annonceurs qui placeront leurs consommateurs au coeurs du jeu.

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