Jordan Brand : une image de marque !

 

À l’heure actuelle, la marque Jordan joue principalement sur la rareté et la qualité de ses produits. En effet, la production des produits Jordan est limitée ce qui donne un effet de rareté aux sneakers de la marque.Toujours dans la même optique, Jordan propose à ses clients des éditions « limitées » avec des collections « retro ». Cette stratégie de diversification des produits lui permet de ses démarquer de ses concurrents directs.

En ce qui concerne ses produits à proprement parler, ces derniers se veulent bien finis et confortables. Ils permettent à la fois l’amélioration des performances et la protection des blessures. La marque surfe également sur l’image et la notoriété de son créateur : Michael Jordan. Tous ces éléments lui ont permis d’intégrer dans leur stratégie une forte pénétration de marché. Pour continuer à se pérenniser sur le marché des équipementiers sportifs et des « sneakers », la marque sponsorise beaucoup d’athlètes NBA tel que la star d’Oklahoma City Russell Westbrook.

Les prix des produits Jordan sont très élevés, notamment par rapport à la concurrence directe : Nike, Adidas, Under Armour et Reebok. Aujourd’hui une paire classique de la collection « retro » (qui sont les modèles du temps ou Michael Jordan évoluait encore en NBA) coûte environ 200$, avec des modèles pouvant monter à plus de 800$ sur des sites de reventes sur internet.

La marque a établi 3 cibles principales. Ces trois « profils types » sont tous liés par l’univers du sport et plus particulièrement celui du basket. Mais, nouveauté pour la marque, ils sont également tous liés à l’univers du « sportswear ».

Dès lors, la première cible est le « sportif adict » qui pratique régulièrement du sport. La seconde se porte vers les « mode & lifestyle customers » qui recherchent davantage des produits « lifestyle ». La dernière prend en considération les « collectionneurs » notamment pour la collection « Jordan Retro » qui représente 50% de leur chiffre d’affaire.

La marque travaille également sur la diversification par les canaux de ventes. Principalement basée dans son pays d’origine les USA, Jordan tend à se développer à l’international, notamment avec l’ouverture d’un magasin propre à Bastille à Paris. Au total la marque est présente dans 900 magasins multimarques et Nike Store dans le monde. Pour combler sa faible présence actuelle en magasins physiques, Jordan se repose sur les grands magasins spécialisés tels que Courir ou encore Foot Locker en France, qui gèrent la distribution de la marque en France.

La marque sponsorise également des événements sportifs tels que le « Quai 54 » qui se déroule chaque année à Paris réunissant professionnels et amateurs du Basket autour d’un univers très urbain.

Ceci étant dit, Jordan utilise principalement le « e commerce » pour vendre ses produits. Pour cela elle se sert du site Internet Nike a qui elle est directement rattachée. Elle se sert ainsi de sa notoriété et de sa renommée pour faire connaître ses produits.

Le buzz fait également partie intégrante de la stratégie marketing de Jordan. Des campagnes chocs, des événements phares, autant d’activations stratégiques qui font la renommée de la marque. Quitte à parfois faire du « bad buzz ».

D’un point de vu général, Jordan s’appuie sur une stratégie d’Endorsement avec le développement de sa gamme « lifestyle » et de Branding en jouant sur son image de marque. Ainsi, si la marque souhaite développer son expansion, la stratégie future de Jordan devra se baser sur son indépendance vis à vis de sa marque mère : Nike.

Création du premier championnat professionnel de rugby aux Etats Unis: quels enjeux?

 

C’est deux semaines après la finale de la coupe du monde de rugby 2015 que la Fédération Américaine de Rugby, USA Rugby, a annoncé le lancement de son premier championnat professionnel de rugby à XV aux Etats Unis.

Six équipes composeront ce championnat qui débutera en Avril prochain ; équipes qui viendront du Nord-Est du pays, des Rocheuses et de Californie. Des clubs canadiens pourraient rejoindre l’aventure à l’horizon 2017.

« Il était temps que le rugby ait son championnat professionnel. C’est une nouvelle étape pour populariser ce sport », a indiqué le président de la fédération américaine, Bob Latham.

L’objectif de la création d’un tel championnat aux Etats Unis est clair. Avec seulement 110 000 licenciés pratiquant régulièrement, très loin des 12 millions du baseball par exemple, le rugby est un sport minoritaire sur le continent nord-américain. Par le lancement d’un championnat professionnel, USA Rugby souhaite développer le rugby sur le sol américain, malgré la concurrence intense des quatre sports majeurs: basketball, football américain, baseball et hockey sur glace, qui représentent la majorité de l’intérêt sportif américain.

Cependant, les sports venus d’Europe, comme le soccer et maintenant le rugby, enregistrent des progressions intéressantes et trouvent petit à petit leur place aux Etats Unis, ce qui est de bonne augure pour le futur championnat Pro Rugby! En effet, le rugby est le sport d’équipe ayant la plus forte croissance du pays avec des chiffres faisant état d’une progression de 350% du nombre de pratiquants entre 2004 et 2011. De plus, 900 universités américaines offrent la possibilité de jouer au rugby et 2 millions d’écoliers américains pratiquent le « touch rugby », version sans contact du sport, deux indices révélateurs qui montrent la popularité galopante de ce sport. 

La création du championnat Pro Rugby pourrait apporter une amélioration sportive et pourrait entraîner une nouvelle progression populaire puis économique. Les perspectives économiques du développement du rugby dans la première puissance économique mondiale sont incroyables. La Fédération Internationale de Rugby (IRB) voit certainement d’un bon oeil ce nouveau vivier de 300 millions de consommateurs, dont 59% qui se disent fan de sport.

Et imaginez les bienfaits sportifs et financiers de la montée d’une nouvelle nation dans un sport où seuls 6 ou 7 nations peuvent prétendre au titre de meilleure équipe du monde…

 

Justine Boccard